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18:52 : Dbgt vostfr

Fan fick extra-ordinaire super

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Gokujin

Gokujin dit :Envoyé le 22/09/2006 à 19h27

franchement je trouve cette scene meilleur que toute les scenec de db GT

je vous conseille a vous tous de vous rendre dans ce lien lequel je suis actuellement netrain de lire les chapitre comme je l'est fait pour les tome dbz


vous allez tous aimez ,c'est trop genial,moi franchement je ne le regrette pas d'etre tomber sur ce fan fick mais comme vous pouvez le voir c'est seulement un chapitre alors qu'il en autre (la suite.....)


http://membres.lycos.fr/trunkspower/

Re :
Supervéjita

Supervéjita dit :Envoyé le 22/09/2006 à 18h08

oué c est pas mal surtout pour ceux qui adore véjita en tous cas sa colle pas trop mal avec le manga .le seul petit hic c est que dans la fausse suite qu est GT ou l on c que véjita a du mal a ateindre le niveau 3 la il depasse ce niveau largement mais c est aussi bien d oublier cette d aub qu est GT

Re :
Gokujin

Gokujin dit :Envoyé le 21/09/2006 à 21h00

Un prince nommé Végéta -- Chapitre 4





Le calme le plus absolu régnait à présent sur le stade. Les spectateurs étaient plus effrayés qu'amusés. Et sur la surface de combat, les deux adversaires se faisaient face. Chacun d'eux souriait, mais d'un sourire cruel. Buu, toujours aussi énervé, tendit un bras vers Végéta. Une petite sphère d'énergie commença à luire dans sa main.

"Tu as perdu," déclara Buu. "Tu abandonnes ou je t'achève ?"

Végéta riva son regard au sien. Dans la main de Buu, la sphère grossissait.

Végéta avait prit sa décision. En fait, il savait qu'il allait le faire depuis le début. Il savait également que ce n'était pas un combat ordinaire qu'il menait. C'était l'occasion pour lui de montrer qui il était vraiment. Il se fichait complètement qu'on le comprenne ou pas. Il savait qu'il avait la possibilité de gagner. Non pas seulement pour gagner un combat contre ce gros extraterrestre rose. C'était bien plus que ça.

Pour Végéta, gagner un combat avait toujours été une affaire d'honneur. Et ce championnat ne faisait pas exception à la règle. Il voulait gagner pour lui-même, et dans une certaine mesure, pour le peuple des Saiyens, pour leur rendre un hommage. Si son peuple n'avait pas été exterminé par le tyran Freezer, il serait maintenant Roi de sa planète. Il aurait droit de vie et de mort sur tous ses sujets. La conception du pouvoir dans la terminologie Saiyen était unique dans l'univers. Le Roi était non seulement le meilleur guerrier de son peuple, mais il était aussi le leader, celui qui commandait le peuple le plus puissant de toute la galaxie. Une race de guerriers, dont la seule raison de vivre était de se battre, et l'honneur suprême consistait à mourir au combat. Freezer avait détruit la planète Végéta d'un seul mouvement. Gagner ce combat lui permettrait de laver tous les affronts qu'il avait subis dans sa vie. Le monstre Freezer qui l'avait tué. Cell qui avait tué Trunks, et il n'avait rien pu faire, à l'époque. Buu qui avait tué les membres de sa famille, alors que Végéta était encore une fois dans l'autre monde. Végéta voulait regagner son honneur de Prince, même s'il était le dernier des Saiyens encore en vie, avec Kakarotto.

Et il en avait maintenant la possibilité. Je vais le faire se dit-il avec un orgueil démesuré. Je vais en finir pour de bon. Il savait qu'il n'était pas en mesure de gagner dans l'état actuel des choses, mais ça n'avait aucune importance. Vraiment aucune. Végéta se redressa, serra les poings, et toisa Majin Buu.

"Hé, baudruche," fit-il. "Tu ne crois quand même pas que je vais me laisser faire ?"

Buu le regarda avec surprise.

"Tu es trop faible," fit-il. "Tu ne peux plus te battre."

"Tais-toi," fit Végéta d'un ton rude. "Tu veux te battre ? Vraiment te battre ?"

Buu avait toujours le bras tendu vers lui, et la boule d'énergie brillait de plus en plus.

"Qu'est-ce que tu veux dire ?"

"Hinn" grimaça Végéta. "Tu vas voir."

Végéta serra les poings. Pour réussir, il savait qu'il lui faudrait se concentrer au maximum. Mais il avait confiance en lui. Puis il se tendit, et pencha la tête en arrière en hurlant. En hurlant de tous ses poumons.

Buu fut surpris par le comportement de Végéta. Dans sa main, la lueur diminua, disparut tout à fait, et il baissa le bras.

Le cri de Végéta n'était pas un simple artifice pour effrayer l'adversaire. Il exprimait toute la rage qu'il ressentait. La rage qu'il ressentait principalement contre ses ennemis antérieurs, la plupart tués par Kakarotto. Et la colère qu'il ressentait contre lui-même, pour avoir été trop faible dans le passé. Il bannissait par ce cri primal tous les déshonneurs qu'il avait connus dans sa vie. Il avait appris à vivre sur cette planète, il s'y sentait même heureux, maintenant. Mais à cet instant là, il redevint le Prince Saiyen d'autrefois.

Le hurlement emplit l'espace du stade. Puis il se propagea sur l'île, et sur l'océan qui l'entourait. Et l'aura de Super Saiyen de Végéta redoubla d'intensité. Le stade entier commença à trembler sur ses bases. Le Saiyen se concentrait de toutes ses forces, et son énergie se dégagea en ondes de lumières. Des colonnes d'énergie s'élevèrent du stade vers le ciel, jusque dans l'espace. Au centre, le corps de Végéta brillait de plus en plus intensément.

Buu recula de quelques mètres. Il ne s'était pas attendu à ça. Apparemment, Végéta avait encore d'impressionnantes réserves d'énergie, et sa puissance dépassait celle de Buu, désormais.

Bulma regardait son Saiyen, fascinée. Elle avait su qu'il préparait quelque chose, mais jusqu'à ce jour, elle ne savait pas exactement quoi. Elle savait que ce que faisait Végéta actuellement n'était pas simplement d'augmenter sa force. D'une certaine manière, il voulait se venger sur le destin.

Gohan commença à s'affoler. Il avait vu Pan se faire emporter par la tornade que le Saiyen venait de déclencher, et il l'avait perdu de vue. De plus, les spectateurs évacuaient de nouveau le stade, qui tremblait de plus en plus. Que voulait donc faire Végéta ? Il regarda dans sa direction, et vit que le Saiyen se concentrait de plus en plus, faisant monter sa puissance aussi vite qu'il le pouvait. S'il continuait encore longtemps, il allait y avoir des dégâts. Mais qu'espère t-il ? se demanda Gohan. Végéta ne pourrait jamais soutenir un tel rythme dans son état. Il était complètement fou de faire ça, il n'arriverait qu'à se fatiguer plus vite.

"Il faut partir," cria Krilin, lorsque de la poussière commença à tomber du plafond de pierre. Les blocs tremblaient de plus en plus, et certains avaient commencé à se fendiller. Ils menaçaient de se disloquer à tout moment. La petite troupe commença à se lever, mais Bulma se retourna.

"Attendez," fit-elle, en levant une main. "Il n'arrivera rien, je le connais."

"Tu es malade ?" demanda Gohan. "Regarde le, il est déchaîné. Il faut l'arrêter."

"Non," fit t-elle d'un ton autoritaire. "Il sait parfaitement ce qu'il fait. C'est -- je ne sais pas comment l'expliquer, mais j'ai l'impression qu'il va se produire quelque chose -- de différent." Elle ne trouvait pas ses mots. Dans ses bras, sa fille avait tourné la tête, pour regarder son père. Bulma croisa le regard de Videl, et celle-ci comprit qu'elle lui demandait de l'aide.

"Je pense qu'elle a raison," fit Videl. Tous se tournèrent vers elle. "Je crois qu'on devrait rester. Les autres peuvent partir, on s'en fiche. Il faut rester pour voir ça, je pense que c'est important." A son tour, elle regarda Son Gohan. Il acquiesça ; il resterait.

Le regard de Bulma passa à tour de rôle sur tous ses amis. D'une manière ou d'une autre, il la comprirent. Et malgré le tremblement de terre qui se faisait plus fort, tous tournèrent leurs regards vers l'intérieur du stade.

Le cri s'était modifié. C'était maintenant la plainte d'un gigantesque animal blessé, qui provenait du centre de ce qui était une véritable tornade d'énergie, et il semblait généré par cette puissance extraordinaire. Les éclairs couraient sur la surface de combat, et les arcs électriques brisaient les pierres qu'ils atteignaient ; quelques pierres se soulevèrent, puis explosèrent en s'envolant, réduites en poussière par les vagues d'énergie. Le corps de Végéta se souleva de terre de lui-même, sous l'effet de la puissance dégagée, et s'éleva lentement dans le ciel, dans une flamme de lumière étincelante. Dans les gradins, le public s'enfuyait rapidement. La foule était prise de panique, et courait aussi vite que possible vers les sorties de secours. Même les services de sécurité avaient quitté l'île. Le ciel autour de l'île fut envahi d'engins volants de toutes sortes, qui prenaient n'importe quelle direction, pourvu qu'ils puissent s'éloigner à toute vitesse. Buu, au sol, luttait pour ne pas être emporté par les ondes dégagées par le corps de Végéta. Il était accroupi, mais sentait ses pieds lentement glisser. Il dut faire appel à son énergie pour ne pas être emporté.

La puissance de Végéta était de plus en plus importante, atteignant des niveaux incommensurables. Dans le ciel, il était au centre d'une boule de feu, de laquelle émergeaient des éclairs. Vu du sol, une nouvelle étoile venait d'apparaître dans le ciel, sa lueur éclipsant même celle du soleil. Piccolo, debout près de sa chaise renversée, les dents serrées, était proprement terrifié par le Saiyen ; et Gohan se demandait toujours pourquoi le Saiyen faisait une telle chose.

Végéta sentait sa force augmenter, pour atteindre des niveaux incroyables. Malgré tous ses efforts, le stade avait commencé à s'écrouler. Mais maintenant, c'était trop tard, il ne pouvait plus arrêter le processus. Il avait atteint le point de non-retour. Il se concentra donc sur ce qu'il faisait, et laissa exploser sa colère, toute la rage qu'il tenait cachée au fond de son être, qui s'y était accumulée et concentrée au cours des années. Il vit en un éclair ses plus grandes déceptions défiler devant ses yeux, lui emplir la tête, le narguer comme pour dénoncer d'une manière encore plus évidente le nombre de fois où il avait été déshonoré : sa première mort après un supplice affreux infligé par Freezer ; le combat contre les androïdes, qui s'était révélé un échec total même après quatre longues années d'entraînement, au cours desquelles il avait atteint le niveau de Super Guerrier ; son combat contre Cell, qui l'avait ridiculisé après qu'il l'ai laissé absorber le dernier cyborg, C18 ; et au moment où Son Gohan était devenu le premier Super Saiyen 2, il s'était senti complètement anéanti par sa puissance extraordinaire, ridiculisé malgré un entraînement poussé à ses limites ; la mort de Kakarotto, qui s'était sacrifié en tentant de sauver la Terre ; lorsque Buu s'était régénéré, après qu'il se soit lui-même sacrifié dans le but de l'exterminer ; et tous les autres affronts qu'il avait subis, de la main de son père ou de Freezer, où il s'était également senti ridicule et impuissant. Le sentiment se fit insoutenable, l'écrasa de toute sa puissance, mais il continua de l'activer, d'attiser le feu qui brûlait dans son esprit. C'était nécessaire. Il fallait mettre la vérité à nu.

Végéta savait que pour réussir, il devait s'accepter totalement. Lui, et tout ce qui le composait. Il devait fusionner avec lui-même, et il devait pour cela renoncer à tout sentiment de honte, de culpabilité, renoncer à son orgueil et sa fierté. Il continua de se remémorer tous les évènements importants qui l'avaient fait tel qu'il était.

Il se souvint clairement du moment où le jeune Son Gohan avait atteint le niveau de Super Saiyen 2. Sa puissance d'alors était incalculable, il avait ridiculisé Cell en quelques coups, alors que même Kakarotto, qui était jusqu'alors le plus fort d'entre eux, n'avait rien pu faire contre le monstre. Il s'était senti humilié, et lorsque Kakarotto était mort pour la seconde fois, en refusant de revenir à la vie, il avait cru qu'il allait en mourir. Il avait alors renoncé au combat sur le coup, mais son orgueil l'avait vite remis sur le chemin de sa salle s'entraînement.

Il revécut également le jour où Kakarotto s'était transformé en Super Saiyen 3. Il avait assisté à toute la scène depuis l'autre monde, où il était en sursis. Kakarotto avait découvert une nouvelle technique de combat pour augmenter sa puissance au-delà de toute limite, et il s'était de nouveau senti humilié ; car lors de son récent combat contre l'autre Saiyen, ce dernier avait délibérément refusé de se battre à pleine puissance, ce qui voulait clairement dire qu'il ne le jugeait pas assez fort pour lui résister.

L'esprit du Saiyen était en feu, le hurlement intérieur était totalement insoutenable. Il continua d'augmenter, d'atteindre des proportions incalculables. Il semblait à Végéta qu'il allait exploser. Puis soudain, tout s'arrêta pour le Saiyen. Et une explosion gigantesque illumina le ciel.

Pendant plusieurs secondes, le bruit indescriptible et la lumière insoutenable empêchèrent quiconque de respirer. Puis lentement, le calme revint. La terre avait cessé de trembler. Il n'y avait plus un bruit, ce qui contrastait étrangement avec le vacarme qui avait régné jusqu'alors. Le vent se calma. Et la douce lumière du soleil brilla de nouveau sur le stade défiguré.

Son Gohan releva la tête, et ouvrit les yeux. Autour de lui, ses compagnons en faisaient de même. Il vit que Videl était assise au sol, mais elle n'avait rien. Bulma tenait Bra recroquevillée contre elle. Les autres aussi allaient bien. Videl ouvrit les yeux, d'un air étonné, et regarda autour d'elle. Les autres l'imitèrent.

Le stade était vide de spectateurs. Les gradins étaient à moitié effondrés, et on voyait nettement des fissures courir dans chaque bloc de pierre. Le stade n'était plus qu'un champ de ruines. Mais tout à coup, Gohan, Krilin, Trunks, Goten et Piccolo sursautèrent en même temps. Ils s'étaient instinctivement mis à la recherche de l'énergie des combattants, et ce qu'ils avaient ressenti les terrifiaient.

Ils ne sentaient plus que la présence de Majin Buu.

Ce dernier se tenait encore à genoux sur le stade, et se relevait lentement. Il tourna la tête en tous sens, et chercha son adversaire du regard. Sans le trouver.

Gohan se pencha au-dessus du parapet qui surplombait l'aire de combat, et regarda dans toutes les directions.

"Il est mort ?" se demanda t-il à voix haute. Derrière lui, son frère et Trunks s'approchèrent. Il sentait le trouble chez eux aussi. Tout comme lui, ils avaient remarqué la totale absence de Végéta. Bulma se glissa entre eux.

"De qui parles-tu ?" demanda t-elle en regardant Gohan. Celui-ci tourna la tête vers elle, et son visage pâlit.

"De... de Végéta," bafouilla t-il. "Il a disparu. Totalement."

"Quoi ?" demanda t-elle. "Tu veux rire. Il est là haut." Elle tendit un doigt vers le ciel. Tous pivotèrent dans la direction qu'elle indiquait, tous sens en alerte. Mais ils ne ressentirent toujours rien.

"Comment le sais-tu ?" demanda Gohan. "Je ne vois rien du t...". Il se figea, et ses yeux s'étrécirent, pour affiner sa vision. Effectivement, il distinguait quelque chose. Haut dans le ciel, il y avait une petite lueur. Qui grossissait.

Buu, qui avait également levé la tête en voyant les autres regarder en l'air, vit lui aussi la lueur approcher. Il avait de bien meilleurs yeux que les autres, et vit qu'il s'agissait de Végéta. Mais il était à peine reconnaissable. Et il se demanda un instant s'il avait des visions ou pas, parce qu'il ne ressentait toujours rien, pas la moindre énergie provenant du Saiyen.

Végéta descendit sur l'aire de combat, et se posa sur une zone encore pavée de pierres. Tous purent alors nettement le voir. Mais personne n'en croyait ses yeux.

Les cheveux de Végéta étaient encore plus recourbés en arrière que dans son état de Super Saiyen 2, et plus longs de quelques centimètres. Mais surtout, ils étaient presque blancs, maintenant. Ses yeux étaient d'un bleu extrêmement pâle, comme décolorés. Ses muscles avaient légèrement grossi, pour adopter une forme encore mieux proportionnée. Et son corps était entouré d'éclairs d'énergie pure, d'une blancheur insoutenable, qui crépitaient furieusement en formant des cercles autour de son torse et de ses membres. Mais le fait le plus étrange de tout était que Végéta ne dégageait absolument aucune énergie. Absolument aucune.

Dunde était peut-être celui qui était le plus étonné de tous. Il avait toujours considéré Végéta comme un mécréant, tout au plus un jouet du destin ; mais maintenant, il lui semblait tout comprendre. Et ce n'était pas simplement une sensation. Il venait de comprendre ce que le Saiyen venait de faire. Et il en oubliait de respirer.

Piccolo se demanda s'il était fou. Tout être vivant dégageait une certaine quantité d'énergie, aussi infime soit-elle. Et au repos, Végéta dégageait quand même la puissance de quelques milliers d'humains. Mais le spectacle qu'il avait devant lui, le rendait perplexe. Autant par l'étrange apparence du Saiyen que par l'absence inexplicable d'énergie. Pourtant, se dit le Namek, il est là, je ne rêve pas. Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à détecter sa présence ?

Buu regarda Végéta avec une certaine perplexité. Qu'est-ce que c'est que ce nouveau numéro ? se demanda t-il. S'il croit m'impressionner. Mais malgré toutes les raisons qu'il avait de penser que maintenant, son adversaire était inoffensif, Majin Buu ne put s'empêcher de ressentir un petit frisson. Il venait de croiser le regard du Saiyen. Et y avait déchiffré une froideur mortelle.

Végéta était satisfait de lui-même. Il était parvenu à son but. Ce qu'il venait de faire était bien plus que de se transformer, d'acquérir une nouvelle forme de puissance. Depuis des années, il avait recherché une technique qui le rende totalement invincible. Et il y était parvenu. Mais pour réussir, il avait du faire des efforts inimaginables ; pas des efforts physiques -- sa puissance était incroyablement élevée, il n'avait presque plus besoin de la développer. Mais cette technique exigeait des efforts d'une autre nature. Il s'agissait d'une fusion interne. Végéta avait finalement compris que pour devenir puissant, il ne suffisait pas d'entraîner son corps. Lorsqu'il avait finalement accepté de faire face à sa propre réalité, quelques années auparavant, il avait senti qu'il était invincible. Que lorsqu'il s'accepterait lui-même, qu'il serait totalement en paix avec lui-même, il atteindrait un nouveau niveau de puissance. Il avait un instant pensé au Super Saiyen 3, lorsqu'il avait atteint pour la première fois ce niveau. Et la technique qu'il avait développée était équivalente au Super Saiyen 3, sinon plus puissante.

Au moment où le rugissement dans sa tête avait atteint son paroxysme, qu'il avait pensé mourir en acceptant tous les déshonneurs qui avaient terni son existence, en renonçant à tout orgueil, toute vanité, il avait franchi une limite. Au-delà de cette limite, ce qu'il avait découvert l'avait stupéfié. Car ce qu'il y avait, c'était... le néant ; le vide, l'absence de toute émotion, de toute existence. Dans cet état, il ne ressentait plus rien. Au lieu de quoi, il savait. Il savait qui il était, pour la première fois depuis cette fameuse nuit, où il avait réalisé la plus belle chose de sa vie, dans les bras de Bulma, il savait véritablement qui il était.

Il était Végéta, le Prince des Saiyens. Non pas le petit imbécile, arrogant et vaniteux, qu'il avait été la majeure partie de sa vie. Mais un véritable Prince. Il ne ressentait plus aucun orgueil, plus aucune haine. Tout ce qu'il avait jusqu'alors détesté, il l'acceptait. Tout ce contre quoi il avait lutté -- sa propre impuissance, la plupart du temps -- il l'assimilait. C'est ce qui faisait sa puissance, sa nouvelle force. Et au moment précis où sa puissance physique, sous l'effet de la colère inimaginable qu'il ressentait, avait atteint son maximum, au moment où tout son potentiel énergétique avait été libéré, et qu'il avait atteint la limite -- son énergie apparente avait disparue, tout comme sa haine, et tous ses sentiments. Son instinct avait pris le relais, tout ce qui composait l'essence même du Saiyen qu'il était. Le combat et le goût du sang, la joie pure qu'il se souvenait d'avoir ressenti dans son enfance, en tuant pour la première fois, tous ces sentiments étaient remontés à la surface, puissants et exaltants à la fois. D'une manière ou d'une autre, son corps ne dégageait plus aucune puissance. Son énergie restait confinée dans son corps, car elle trouvait son origine dans ce même néant qui l'avait à présent envahi. Et cette énergie était infinie.

Végéta savait également qu'en s'acceptant lui-même, il avait accepté bien d'autres choses ; il avait réalisé une fusion, avec son passé, mais aussi avec le reste de l'univers. Et il n'en ressentait aucune joie, il acceptait simplement ce fait. Et maintenant, il pouvait agir comme bon lui semblait, car il était en accord avec lui-même.

Il leva la tête, vers le rayon d'énergie que venait de projeter Majin Buu. L'issue du combat n'avait plus aucun intérêt à ce stade là, mais il savait qu'il allait le finir. Pour lui-même, pour son peuple dont il avait finalement accepté la disparition. Il vit l'énergie approcher de lui, à une vitesse effrayante. Mais dans l'état où il était, la vitesse ne voulait plus rien dire, tout comme le temps, ou toute autre considération matérielle. Il tendit paresseusement la main en avant, et le rayon, capable de désintégrer un soleil, ricocha contre sa paume, et alla se perdre dans l'espace. Cet imbécile de Buu n'avait rien compris, il continuait le combat comme s'il n'était pas déjà fini.

Tous sursautèrent quand ils virent le rayon de Buu atteindre Végéta. Le Saiyen n'avait apparemment plus aucune énergie, mais il repoussa pourtant facilement le rayon. Les yeux de Piccolo lui en sortirent presque de leurs orbites. Il n'avait pas vu Végéta lever la main.

Il ne le vit pas non plus disparaître, pour se matérialiser derrière Buu, et le projeter d'une main à quelques kilomètres d'altitude. Le Namek vit simplement une lueur, mais Végéta avait déjà rattrapé Buu depuis longtemps. Il leva la tête, pour voir Buu se redresser, et regarder nerveusement autour de lui dans l'air. Végéta apparut devant Buu, les bras croisés, l'expression sur son visage plus froide que jamais.

"Qu'est-ce que tu as fait ?" demanda Buu. "Tu ne devrais pas être si fort, maintenant, je ne sens pas du tout ta force." Le Saiyen se contenta de le regarder, sans bouger d'un millimètre.

"Regardes toi," fit Buu. "Tu étais à moitié mort il y a cinq minutes. Qu'est-ce qui t'es arrivé ?"

Toujours aucune réponse. Au lieu de quoi, Végéta avait soudain levé un bras dans la direction de Buu ; celui-ci eut un sursaut. Il n'avait pas vu son mouvement. Et il ne comprenait rien à ce qui était en train de se passer. Comme par miracle, Végéta était mille fois plus puissant et plus rapide que lui, alors qu'un instant auparavant, il n'aurait pas pu le toucher. Et ce regard... il en était presque... effrayant.

Puis Végéta écarta trois doigts de son poing serré. Buu reconnut la prise. Le Saiyen l'avait déjà tenté contre lui, dix ans auparavant. Buu éclata de rire.

"Tu ne crois quand même pas gagner avec cette technique. Je la connais, elle ne me fera rien."

Mais l'autre restait impassible, son visage semblait de pierre. C'était comme s'il ne pensait pas, ou plutôt comme s'il ne ressentait aucune émotion.

Gohan écarquilla les yeux. Lui aussi venait de comprendre. Pas tout, ça lui aurait été difficile. Mais il comprenait que Végéta était infiniment plus puissant qu'avant, malgré le fait que son corps ne dégage absolument aucune puissance. Il avait découvert une nouvelle technique. Mais une question se posait encore : était-ce réellement une technique de combat ? Lorsqu'il vit Végéta tendre le bras, il redoubla d'attention. C'était le moment décisif.

Comme par magie, le rayon de lumière blanche surgit de la paume de la main tendue du Saiyen, et se propagea à une vitesse fantastique, entouré d'éclairs bleutés. Buu n'eut pas le temps de réagir ; il vit le rayon arriver sur lui, et attendit le choc. Puis il se rendit soudain compte qu'il n'était pas touché, et baissa la tête. Pour voir la pointe du rayon pénétrer délicatement dans sa chair, et acquérir une nouvelle vitesse. Puis il se retrouva sous des centaines de mètres d'eau de mer. Le Saiyen ne s'était pas contenté de lancer son rayon à une vitesse prodigieuse ; il l'avait presque arrêté devant Buu, pour ne pas le transpercer de part en part sous l'impact, et l'avait de nouveau fait accélérer pour projeter Buu sous l'océan.

Majin Buu resta quelques secondes sous l'eau, à se demander comment il était arrivé là si vite. Il n'avait même pas eu le temps de penser. Il sortit de l'eau, pour voir que Végéta descendait vers l'aire de combat. Puis Buu se souvint des règles du combat. Il avait perdu, car il ne devait pas toucher le sol -- ni l'eau -- en dehors du ring. Lentement, d'un air dépité, il se dirigea lui aussi vers le terrain de combat.

Il se posa sur la terre mis à nu. Et regarda son adversaire. Les éclairs crépitaient toujours autour du corps de Végéta, l'illuminant d'une lueur spectrale. Buu se rendit compte qu'il ne le voyait pas respirer. Peut-être que cette nouvelle technique, ou quoi que ce soit, lui permettait de ne plus en avoir besoin. Il était étrange, quand même, ce Saiyen...

Buu éclata de rire. Il avait déjà oublié qu'il avait perdu. Il était totalement incapable d'éprouver de la rancune, et il se souviendrait longtemps de ce combat fabuleux. Même s'il ne comprenait pas comment Végéta avait pu devenir si fort. Et pas simplement si fort ; même si ça non plus, il ne le comprenait pas parfaitement.

"Bravo," fit-il. "Tu as gagné. Tu as réussi."

Végéta le regarda, le visage toujours de glace. Oui, il avait réussi. Mais ce qu'il avait fait dépassait largement le cadre d'un combat.

Buu quitta l'aire de combat. Il commençait à avoir faim, et il prit le chemin des cuisines.

Végéta sembla alors se détendre. Ses bras s'abaissèrent, ses épaules se voûtèrent. Et il s'effondra au sol, en retournant à son apparence de Saiyen normal. Il se retrouva sur les mains et les genoux, à respirer goulûment. Sa technique spéciale l'avait complètement épuisé. Il avait mal partout. Chacun de ses muscles le faisait souffrir, et la douleur augmentait graduellement, maintenant qu'il avait retrouvé son aspect normal.

Les membres de la petite troupe, du haut de leur tribune, soupirèrent de soulagement lorsque l'énergie de Végéta se fit de nouveau sentir. Il avait gagné. Même s'il semblait maintenant fatigué, il avait réussi à battre Majin Buu. Gohan se rendit compte avec stupéfaction que même son père dans son état de guerrier trois n'avait pas pu faire une telle chose. Et Végéta avait agi avec une facilité déconcertante. A quel point était-il fort, maintenant ?

L'arbitre releva la tête. Depuis un moment, la tempête semblait s'être calmée. Il se redressa, s'épousseta, et vit Végéta, presque allongé sur une dalle de pierre toute fendue, respirer avec difficulté. Il était temps de monter sur ce qui restait de l'aire de combat pour le déclarer vainqueur. L'absence de spectateurs ne le gênait pas, même s'il aurait aimé partir avec eux. Il s'avança, mais son attention fut attirée par une mouvement à la limite de son champ de vision.

"KA -- ME !!"

QUOI ?? pensa Végéta, en même temps que tous les autres. Il voulut redresser la tête, pour voir d'où venait le cri qui lui glaça le sang. Mais il n'avait plus aucune force, et le mouvement lui prit plus de temps qu'à l'ordinaire. Tous les muscles de son cou protestèrent violemment.

"HA -- ME !!"

Sa vision s'éclaircit, au travers du sang qui lui coulait dans les yeux. Et il la vit. La fille de Gohan. Elle était à quelques mètres du sol, les mains en coupe réunies à son côté, une petite lumière brillant déjà entre ses paumes. Evidemment, pensa t-il. Son père lui a appris la technique. Et je l'ai complètement oubliée, la petite peste. Il avait fait une erreur, en sous-estimant Pan. Maintenant, elle le regardait avec la même expression que son grand-père avant l'attaque.

"HAAAAA !!!" cria Pan, en tendant brusquement les mains devant elle. Le rayon se propagea en direction de Végéta. Elle avait mis toute sa puissance dans cette attaque. Elle comptait bien gagner le combat.

Végéta savait que le rayon allait le toucher. Il ne pouvait plus bouger du tout. Il fit la dernière chose qui était possible : dans un effort de volonté, il croisa les bras sur sa poitrine, et baissa la tête pour se protéger le visage. Le rayon d'énergie, inoffensif en d'autres temps pour lui, fit explosion contre ses bras. Le choc lui fit presque perdre conscience. Il se sentit soulevé de terre, et projeté au loin. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était étendu dans l'herbe noircie qui bordait la surface de combat. Il était sorti du ring. Il avait perdu. Végéta s'évanouit.

Pan se posa au sol, sous les regards incrédules de ses parents et amis. Les yeux de Goten et Trunks faillirent exploser. Il fixèrent du regard la fillette qui tenait à peine sur ses jambes ; elle exultait malgré le fait qu'elle soit épuisée. Puis les deux adolescents tournèrent simultanément la tête vers l'autre, se regardèrent en silence quelques secondes, et explosèrent en sanglots, chacun la tête sur l'épaule de l'autre. Cette gamine venait de remporter le tournoi mondial des arts martiaux ; elle avait même réussi à battre Végéta.

L'arbitre monta sur la surface de combat. Il s'avança vers Pan, qui tendait les bras vers le ciel, en signe de victoire. Elle était complètement épuisée : elle avait été emportée à plusieurs reprises par les vents et les marrées énergétiques dégagées par le combat, mais elle avait réussi à ne pas toucher le sol. Et le Kaméhaméha, laborieusement appris avec son père, avait drainé ses dernières réserves d'énergie.

"Mesdames et messieurs," fit l'arbitre, en se tournant vers la dernière tribune où il restait des spectateurs, "voici notre gagnante. Elle vient de remporter la demi-finale de notre tournoi. Elle va maintenant se battre contre notre champion du monde, Mr Satan en personne !"

Tous sursautèrent ; ils avaient tous oubliés jusqu'à la présence de Satan. Celui-ci, dans sa tribune personnelle, releva la tête, couverte de poussière. Il s'était roulé en boule lorsque Végéta avait failli faire écrouler le stade, et il n'avait pas bougé depuis. Il regarda vers le bas, et vit Végéta inconscient, dans l'herbe. Il avait perdu. Pan était victorieuse. Il devrait se battre contre sa propre petite fille.

"Mais avant ça, vous avez droit à une pause de vingt minutes." Il jugea que c'était plus que nécessaire, étant donné qu'il n'y avait de toute façon plus personne pour regarder le combat. Et toutes les caméras de télévision avaient été détruites ou emportées par la tornade. Quelques journalistes étaient restés, par pur esprit professionnel, et prenaient maintenant des photos du champ de ruines qu'était le stade. Et de la gagnante.

Tous descendirent de la tribune en courant -- sauf Trunks et Goten, qui pleuraient toujours. Végéta gisait dans une flaque de son propre sang, ne montrant plus aucun signe de vie. L'attaque finale de Pan l'avait sérieusement touché. Il n'avait même pas eu la force de l'éviter.

Dunde fut le premier à arriver près du Saiyen. Il le regarda un instant, en souriant. Il savait maintenant que Végéta avait changé. Ce n'était plus le monstre qui avait contribué à exterminer les Nameks, lors de la bataille contre Freezer. Et la première fonction de Dieu n'était-elle pas de pardonner ? Il s'agenouilla auprès de la forme sans vie du Saiyen. Et il plaça ses mains au-dessus de sa poitrine.

La troupe arriva au petit trot quelques secondes plus tard, Bulma et Bra en tête. Ils firent cercle autour de Végéta. Qui ouvrit bientôt les yeux, complètement guéri par les dons de Dunde. Il resta quelques secondes immobiles, ses yeux faisant le tour de la petite foule. Bra se jeta au cou de son père, en souriant. Elle avait été un peu effrayée, mais apparemment, il allait bien maintenant.

"Wow, Végéta, ça c'était du spectacle," fit Yamcha. Gohan acquiesça.

"Mais tu aurais pu faire attention," fit Krilin, en mettant une main derrière la tête, comme s'il était gêné. "Les spectateurs sont tous partis."

Végéta ne lui accorda pas plus d'attention que ça. Il se redressa légèrement, et s'appuya sur ses coudes, en secouant la tête, pour chasser les dernières traces d'inconscience. Bulma s'agenouilla à côté de lui, et leurs regards se croisèrent.

Il vit dans les yeux bleus de Bulma qu'elle le comprenait. Et qu'elle l'acceptait elle aussi comme il était. Elle savait ce qui s'était passé lors de sa lutte intérieure, un moment auparavant.

Puis les yeux de Bulma se durcirent, elle fronça les sourcils, et l'attrapa par le devant de sa tenue toute déchirée. Elle fit tous les efforts possibles pour tenter de le soulever, mais Végéta dut l'aider en se levant de lui-même. Une fois debout, Bulma le gifla par deux fois. Végéta la regarda, en souriant presque.

"Tu es fier de toi, imbécile ?" demanda Bulma d'un ton rude. "Regarde ce que tu as fait du stade. Et cette tenue de combat était toute neuve ! Regarde un peu dans quel état tu es !" Les autres éclatèrent de rire. Quelques choses avait manifestement changé chez Végéta. Mais Bulma était toujours la même.

"Tais-toi," fit le Saiyen. "Tu vas me rendre sourd, à force de crier."

Il croisa les bras, comme s'il ne s'était rien passé. Il était guéri de ses blessures, Dunde pouvait réparer n'importe quel corps. Mais sa tenue n'était plus que loques. Il manquait de grands morceaux de tissus sur ses membres et son torse. Végéta redressa fièrement la tête, pour reprendre son attitude arrogante habituelle. Il tourna la tête vers Pan, qui arrivait droit sur eux. Les autres en firent de même, et la fillette grimpa dans les bras de sa mère.

"Tu as vu, maman ?" demanda t-elle avec une certaine fierté dans la voix. "J'ai gagné le match. Je vais arriver en finale."

"Oui," fit Videl, en lui souriant. "Tu es vraiment très forte, n'est-ce pas Krilin ?"

Tous les regards convergèrent vers Krilin, qui se figea brusquement. Il avait complètement oublié ce pari stupide.

"Attendez," fit-il, sous les rires de ses amis, "j'ai dit qu'elle ne pourrait jamais gagner le championnat, et elle doit encore disputer un combat pour gagner tout à fait."

"Mauvais perdant," fit Videl, en lui tirant la langue. "Un pari est un pari, Krilin, tu as perdu."

"Mm" grogna Krilin, en croisant les bras, et en se détournant.

Pendant que tout le monde riait, Végéta regarda Dunde tendre la main à Pan. Elle le fixa un instant, étonnée, et saisit sa main. Presque aussitôt, elle retrouva ses couleurs, et son visage exprima toute la surprise qu'elle ressentait.

"Qu'est-ce que --"

"Tu en avais besoin," fit Dunde. "Tu vas devoir te battre de nouveau."

Végéta remerciait intérieurement Dunde de l'avoir guéri. S'il avait fait ça, c'est sans doute qu'il avait compris ce qui lui était arrivé, lors du combat. Tant pis. Tant mieux. Il s'en fichait complètement. Végéta repensa à l'attaque de Pan. Elle avait attendu le bon moment pour attaquer, et y avait mis toute sa force. Elle aurait pu le tuer, si elle avait été plus forte. Végéta se souvint de la douleur qu'il avait ressentie au moment où le Kaméhaméha avait explosé contre ses bras. Il avait perdu parce qu'il avait manqué d'attention. Mais ça ne lui faisait rien, maintenant. La fillette avait un grand potentiel. Et elle aimait les arts martiaux. C'était une bonne chose.

Le regard de Végéta croisa tour à tour ceux de Piccolo, et de Gohan. Apparemment, ils comprenaient eux aussi à leur façon qu'il avait changé. Puis il fit un rapide tour d'horizon. Le stade était dévasté, malgré tous les efforts qu'il avait fait pour que ça n'arrive pas. Les humains étaient partis, et c'était une bonne chose. Ils n'avaient pas besoin d'eux pour finir le tournoi.

Pan, maintenant complètement remise, sauta hors des bras de sa mère, et se mit à courir dans tous les sens, en sautant en l'air, pour fêter sa victoire. Elle s'arrêta un instant, adressa un signe de la main à Mr Satan, en lui souriant, puis reprit sa danse. Le champion du monde, les quelques cheveux qui lui restaient tout ébouriffés, lui rendit son signe d'un air hagard. Il n'arrivait pas à croire que sa petite fille ait pu gagner contre ce monstre de Végéta. Elle aussi, elle était forte. Mais soudain, il se souvint qu'il lui faudrait vraiment se battre contre elle. Pas question de perdre le titre de champion du monde, il lui fallait agir, et vite. Il se redressa, épousseta ses habits et sa cape, et descendit les escaliers qui menaient vers l'aire de combat quatre à quatre.

Lentement, la petite troupe reprit le chemin de la tribune. Végéta suivait, derrière, aux côtés de Piccolo. Ils ne se disaient pas un mot, leurs visages aussi ouverts que des tombes, mais force était bien d'admettre que ces deux là étaient heureux de se retrouver. Enfin, heureux à leur manière. Piccolo et Végéta avaient en commun de ne sourire que très rarement, de parler encore moins souvent, et avaient à peu près le même caractère. Et d'une façon ou d'une autre, ils se retrouvaient toujours ensemble.

"Alors, Végéta, tu es content ?" demanda le Namek.

"De quoi parles tu ?" demanda Végéta, sans prendre la peine de tourner la tête vers son interlocuteur.

"Tu le sais. Cette nouvelle technique de combat. Enfin, si c'est une technique. Tu dois être content, tu es devenu bien plus fort que nous tous."

"Mm," grogna le Saiyen. Piccolo continua.

"Comment as-tu fait pour atteindre ce niveau ? Et comment se fait-il que tu ne dégages aucune énergie, dans cet état ?"

"Je ne connais pas les réponses à tes questions, Piccolo," fit Végéta, légèrement irrité, en mentant un tout petit peu. Même ce Namek pouvait se révéler collant. "Et ce n'est pas vraiment une technique de combat, si tu veux savoir."

"Mm, je m'en doutais un peu, tu vois," répondit Piccolo. "Tu as du beaucoup t'entraîner, pour atteindre ce niveau," fit-il.

"Non," répondit Végéta. Piccolo leva un sourcil. Ca, c'était inattendu. Et intéressant.

"En fait," continua Végéta, "je ne m'entraîne plus comme avant. Mais ma force a augmenté presque toute seule." Piccolo était doublement surpris. Ce Saiyen l'étonnerait toujours.

"Et comment se fait-il que tu ne te sois pas transformé en Super Saiyen 3 ?"

Végéta soupira. "Le Saiyen 3," fit-il, franchement énervé maintenant, "n'est qu'une technique pour accroître sa puissance, tu le sais. J'ai développé ma propre technique, elle est un peu différente."

"Je vois," fit Piccolo, l'air songeur. Ca m'étonnerait, pensa Végéta, en souriant presque.

"Hé, vous deux," fit Bulma, en rompant le rang, et en s'approchant d'eux. "Vous n'avez pas bientôt fini de marmonner dans votre coin ? Montez, et en vitesse, la finale va bientôt commencer."

Piccolo grogna, et regagna sa place, à côté de Dunde. Végéta lui adressa un imperceptible salut de la tête, et suivit Bulma dans les escaliers. Il avait autant envie de rester là que d'aller se pendre, mais de toute façon, il ne pouvait aller nulle part. Dunde avait guéri son corps, mais n'avait rien pu faire pour son estomac. Après son combat, il mourrait littéralement de faim, et il ne se sentait pas l'envie de voler jusqu'à Capsule Corporation maintenant. Il arriva dans la tribune, et on lui laissa une chaise près de Bulma. Trunks et Goten avaient cessé de pleurer dans leur coin, et regardaient maintenant la surface de combat d'un air songeur, en soupirant.

Bulma se tourna vers Végéta, et plissa le nez.

"Non mais, tu t'es vu ?" fit-elle. "Tu es dégoûtant. Vas te changer tout de suite. Et va prendre une douche, aussi. De toute façon, le combat ne commence pas avant plusieurs minutes encore."

Végéta se leva et quitta la tribune. Cesserait-elle un jour de parler ? Il se dirigea vers les vestiaires, soulagé de ne plus avoir à l'entendre.

***

Mr Satan se cachait derrière une colonne. Il tendit le cou, et inspecta rapidement le stade. Personne ne le regardait, c'était parfait. Sa réputation ne souffrirait pas qu'on le surprenne à cet endroit. Il était à mi-chemin entre la tribune et les vestiaires des combattants. Il s'assura de nouveau qu'on ne le voyait pas, et se jeta derrière la colonne suivante. Petit à petit, il arriva ainsi aux vestiaires.

A l'intérieur, il n'y avait que Pan ; elle était retournée la tête en bas, ne tenant en équilibre que sur un doigt. Et elle s'abaissait et se redressait régulièrement. Elle s'échauffait pour son match suivant. Il eut un frisson en la voyant faire ses exercices, puis s'approcha.

Au bruit de ses pas, Pan releva la tête. En voyant son grand-père, elle se remit debout, et se jeta contre lui. Elle atterrit dans ses bras, manquant le faire tomber. Satan passa sa main dans les cheveux de la fillette.

"Ma petite fille," fit-il sur un ton chaleureux. "J'ai vu ton combat, tu t'es bien débrouillée."

"Merci grand-père," fit Pan, qui rayonnait. "On va se battre tous les deux, maintenant ?"

"Hem, oui," bafouilla Satan. "Mais tu vois," fit-il en la posant à terre, et en s'agenouillant à côté d'elle, "c'est un combat amical, il ne faudra pas frapper trop fort."

"Oh, mais tu es trop fort pour moi," fit Pan en riant. Mr Satan, lui, ne riait pas. "Je vais me battre à fond," fit Pan. Satan sursauta.

"Surtout p--" il s'arrêta. "Je veux dire, oui, bien sûr, c'est normal." Pan lui souriait toujours, et il tenta de ne pas paraître trop malade. Comment lui expliquer qu'il lui faudrait perdre ?

L'arbitre entra dans la pièce. Il s'avança droit vers Mr Satan.

"Ah, champion, on vous a cherché partout. Que faites-vous ici ?" Satan se redressa.

"Quoi," fit-il, "je n'ai pas le droit de venir voir ma petite fille ?" L'arbitre prit un air dépité.

"Hem, si, bien entendu. Mais... je voudrais vous poser une question..."

"Et bien allez-y" fit Satan, en toisant l'homme du regard.

"Ah, bon. Et bien, c'est à propos de la finale. Vous voyez, il n'y a presque plus de spectateurs, et seulement quelques journalistes. Les caméras de télévision sont toutes cassées, personne ne pourra assister à votre exploit." Satan prit un air contrarié.

"Ah oui, bien sûr --" Il se mit à réfléchir. "Ce n'est pas très bon pour mon image, ça, de gagner sans que personne ne puisse le voir. Il n'y a vraiment aucun moyen de retransmettre le combat à la télévision ?"

"J'ai bien peur que non. Voyez-vous -- le tremblement de terre a fait fuir tout le monde."

"Dans ce cas," fit Satan, qui venait d'avoir l'idée de sa vie, "reportons le match à un autre jour." L'homme haussa les sourcils.

"Oui," continua Mr Satan, "nous organiserons une finale du monde plus tard, comme ça ma petite fille pourra se reposer de son combat."

"Mais je ne suis pas fa--", commença Pan

"Allons, Pan, tu étais épuisée," fit Satan. "Je ne voudrais pas être injuste avec toi. On se battra simplement plus tard, d'accord ? Et en plus, ça permettra à tout le monde de voir notre combat." La fillette fit la moue. Puis un grand sourire éclata sur son visage.

"D'accord, grand-père. Comme ça, je pourrais encore m'entraîner un peu."

Oh mon Dieu pensa Satan. "C'est d'accord," fit-il, en cachant son malaise. Il se tourna vers l'arbitre. "Vous n'avez qu'à annoncer que le combat est reporté, et vous occuper de trouver un jour où je ne sois pas trop occupé pour organiser cette finale." L'homme acquiesça, et partit en direction de l'aire de combat. Satan et Pan le suivirent.

***

Végéta revint s'asseoir dans la tribune. Il avait remis les habits avec lesquels il était venu, après s'être lavé. Malheureusement, il mourrait littéralement de faim, et il lui tardait réellement de rentrer. Il s'assit à côté de Bulma, lorsque l'arbitre arriva sur l'aire de combat, Satan et Pan sur les talons. La finale allait commencer.

L'arbitre tapa dans son micro. Il fonctionnait encore, un véritable miracle. Son regard passa sur les gradins vides. Seul ce petit groupe était resté pendant le combat titanesque qui avait opposé Buu à Végéta. Il se tourna vers eux.

"Hem. Cher public," commença t-il. "Notre champion a décidé de reporter la finale, en raison du trop petit nombre de spectateurs. Veuillez nous pardonner pour ce contretemps, mais vous serez tenus informés du jour où aura lieu la finale du monde. Pour l'instant, le titre de champion du monde reste toujours entre les mains de Mr Satan."

Il continua un petit moment son discours, en s'excusant plusieurs fois. Videl soupira. Son père était incroyable. Il trouvait toujours une solution pour garder son titre un peu plus longtemps.

"Et bien," fit Gohan, "c'était une belle journée. C'est une bonne chose dans un sens qu'ils aient décidé de reporter la finale. Il commence à se faire tard." En effet, le soleil était déjà bas sur l'horizon, et la luminosité avait bien baissé. Ils se levèrent les uns après les autres, en s'étirant.

En bas, Piccolo et Dunde commencèrent à s'élever dans les airs. Ils s'approchèrent du groupe, et firent des signes d'adieu. Puis disparurent à l'horizon, en direction de la tour Karine. Krilin soupira.

"Bon, on a plus qu'à rentrer chez nous. A la prochaine, les amis."

"Un petit instant," fit Videl. "Tu n'as pas l'impression d'oublier notre pari, Krilin ?"

"Quoi ?" fit Krilin, étonné. "Encore cette bêtise ? Pff.."

"Hé, il ne fallait pas parier. On a gagné, maintenant on peut décider de ce que tu nous doit." Elle regarda Gohan, et lui sourit. Il lui rendit son sourire. Pan arriva par la voie des airs, se posa sur les épaules de son père, et lui prit ses lunettes. Gohan tendit les bras pour les lui reprendre, mais Pan comptait s'amuser encore un peu.

"Bon, qu'est-ce que tu veux ?" demanda Krilin. Videl regarda la petite troupe. Ils avaient tous l'air plus ou moins fatigués. Elle savait ce qui ferait plaisir à tous.

"C'est simple," fit Videl. "Tu paies un dîner. Pour nous tous."

Végéta, qui avait commencé à s'esquiver, avec l'idée de retourner immédiatement chez lui avec sa petite famille, se figea au mot 'dîner'. Il tourna lentement la tête tandis que Krilin, pris d'un horrible pressentiment, en faisait de même. Leurs regards se croisèrent. Les yeux de Végéta s'étrécirent, et le visage de Krilin pâlit.

"Non, Videl," fit-il. "C'est hors de ques--"

"C'est une bonne idée, je trouve," fit Bulma. "Qu'est-ce que vous en pensez, vous autres ?" Tous acquiescèrent. C18, qui se tenait derrière Krilin, le frappa à la tête.

"Bravo, imbécile," fit-elle. Tout le monde éclata de rire. Krilin regarda de nouveau Végéta. Puis Son Gohan, Goten et Trunks. Quatre Saiyens. Qui le regardaient tous d'un air très intéressé. Krilin sentit son ventre se serrer. Qu'allait lui coûter ce repas ? Il baissa les bras, l'air dépité. La petite troupe prit le chemin du restaurant le plus proche.



le voici Un prince nommé Végéta -- Chapitre 4

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